Coopération internationale et développement en Israël

Mazal Renford

Il est possible de mettre de côté les différents débats politiques afin d’atteindre les objectifs du millénaire, comme la réduction de la pauvreté extrême et l’éducation primaire pour tous et ce, dans l’avènement d’un monde meilleur. C’est du moins la conclusion à laquelle arrive Mazal Renford, conférencière invitée par le Centre Hillel à l’UQÀM en février dernier.

Directrice du Centre International de formation Golda Meïr Mont Carmel de Haifa en Israël, Mazal Renford a contribué à la création de ce centre il y a plusieurs années afin de promouvoir le leadership des femmes issues de pays sous-développés ou en développement. Tout au long de sa conférence, elle a décrit les objectifs et les réalisations du centre, qui visent à former, durant une année académique, des femmes provenant surtout de pays africains, afin de leur donner les outils nécessaires pour qu’elles retournent dans leurs pays en tant qu’agentes de changement. Les formations en entrepreunariat visent à permettre aux femmes de mettre en place des programmes de coopération dans leurs pays pour leur assurer une autonomie dans leur famille et leur communauté.

Le centre œuvre dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, non seulement en offrant aux habitants de ces pays des formations académiques, mais également en travaillant en collaboration avec l’UNICEF à des projets comme la réintégration des orphelines du SIDA dans la communauté ou avec la Palestine dans une volonté de créer des liens entre les deux communautés, présentement divisées.

Ce centre israélien de coopération internationale est partie prenante du département du Ministère des Affaires étrangères d’Israël. Entièrement subventionné par le gouvernement israélien, sa création et surtout sa réussite prouvent que l’humain peut prévaloir sur les considérations économiques. Malgré les réticences premières lors de la mise en place des différents projets parrainés par le centre, les dernières années ont prouvé qu’il est possible de mettre de côté les hostilités entre pays dans un but commun : le développement et le mieux-être des populations dans le besoin. Il reste encore beaucoup de travail à faire, et même si la plupart des pays mettent de côté leurs différends avec Israël, la situation de quelques États nord-africains et certaines conjonctures font en sorte de ne pas toujours favoriser la mise en place de projets du genre.

Malgré tout, la coopération organisée par le Centre Golda Meïr Mont Carmel se fait de plus en plus avec des agences extérieures comme l’UNESCO, afin d’assurer un suivi une fois les femmes retournées dans leur pays d’origine et d’encourager une plus grande participation des pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.

Cet a paru dans l'édition Mars 2008 de l'Union Libre. Si vous souhaitez y réagir, nous vous invitons à écrire un article qu'il nous fera plaisir de publier. Alternativement, vous pouvez laisser un bref commentaire ci-dessous.

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