J’accuse l’érection des faux besoins et la gorge profonde du commerce enlisé

J’accuse cette non-discipline qu’est l’économie et sa bête noire; l’éthique.

J’accuse ceux qui se sont départagé la richesse à huis clos

J’accuse ces patafinancieux de Chicago qui ont spéculé sur des vivres

Qu’ils coulent, et que s’échoue l’épave des États étapistes qui les empêchent d’être submergés.

Nous assistons à la double pénétration de la Bourse par les fonds publics et les bulles percées

Appelez ça une crise, il s’agit davantage d’une imposture de la Raison économique.

Point n’est besoin de paniquer, les masques tombent et une autre valse se prépare

Cette valse est doublement insidieuse qu’elle prend racine sur des ruines pécuniaires toutes fraîches

Et nous n’avons qu’effleuré les fleurons d’un monde inégal et récidiviste.

Nous frisons la pointe de la laitue iceberg, crions au vol pendant que les valves budgétaires se dilatent

Crachons dans la main qui prétend nous nourrir, dilapidons-la, embrasons-la !

Sur ces cendres jaillira la remise en question d’un existentialisme économique voué à l’immolation

Aux armes caribous ! Formez vos coalitions !

Qu’une finance toxique abreuve nos moussaillons, puis transforme leurs actions déchues en confettis!

Cet a paru dans l'édition Novembre 2008 de l'Union Libre. Si vous souhaitez y réagir, nous vous invitons à écrire un article qu'il nous fera plaisir de publier. Alternativement, vous pouvez laisser un bref commentaire ci-dessous.

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