« Le Québec n’est plus sur le radar à Ottawa »

Pauline Marois, chef du Parti Québécois

« Le Québec n’est plus sur le radar à Ottawa »

Le mot est de Pauline Marois. C’est une manière d’accuser Jean Charest de ne pas pouvoir imposer le Québec dans l’agenda conservateur, mais elle a raison.

Après quelques conquêtes surprise du Parti Conservateur au Québec lors des élections de 2006, l’espoir qu’avait celui-ci de faire d’autres gains dans la Belle Province s’est rapidement amenuisé devant le levée de boucliers aux dernières élections. Jean Charest n’a pas appuyé Harper et a même insinué le contraire. Ce n’est pas l’appui de Mario Dumont qui put avoir du poids, sauf peut-être dans la région de Québec. Celle-ci, avec deux ou trois comtés en région, semble bien s’être constituée comme nouvelle place-forte des Conservateurs au Québec. Mais les possibilités pour le parti d’étendre sa présence restent très faibles.

Comment se surprendre, après, qu’apparaisse soudainement un nouveau calcul de la péréquation qui enlève 1 milliard au Québec ? Comment se surprendre que le Parti Conservateur recherche avant tout des gains électoraux faciles, surtout en Ontario, afin de parvenir enfin à cette si chère majorité?

L’ADQ accuse le Bloc d’être responsable de cet état de fait : sans le Bloc, le Parti Conservateur aurait pu avoir de l’ambition au Québec et le considérer davantage dans le budget.

Bien sûr. Il faut voter du bon bord si on ne veut pas être laissé derrière. Il faut avoir une mentalité de clocher.

Cet a paru dans l'édition Février 2009 de l'Union Libre. Si vous souhaitez y réagir, nous vous invitons à écrire un article qu'il nous fera plaisir de publier. Alternativement, vous pouvez laisser un bref commentaire ci-dessous.

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