En bref – Hier le Fatah…

Logo du Fatah

La Palestine n’est généralement pas considérée comme un État, mais cela ne veut pas dire qu’elle n’a pas d’institutions politiques. « L’Autorité palestinienne  » gouverne le territoire et remplit toutes les fonctions de l’État, sans en avoir le nom.

Le Fatah a été fondé au Koweït, en 1954, par des exilés palestiniens, dont entre autres Yasser Arafat. C’est à l’origine une organisation révolutionnaire, socialiste et laïque qui vise à défendre les droits des Palestiniens et à leur donner un véritable État indépendant. En 1964, le Fatah fonde avec d’autres groupes semblables l’OLP, l’Organisation de Libération de la Palestine, qui fut reconnu à l’ONU comme le représentant officiel du peuple palestinien. Peu à peu, le Fatah s’imposa comme seule force au sein de l’OLP, à tel point qu’aujourd’hui les deux dénominations sont presque synonymes.

L’OLP a une histoire marquée par la guérilla et le terrorisme. Jusqu’aux accords d’Oslo en 1993, Israël refusait de négocier avec eux, qualifiant – à juste titre – le mouvement de « terroriste  ». L’OLP a retiré l’objectif de « détruire Israël  » de sa Charte en même temps qu’Israël s’engageait à cesser la colonisation et à engager des négociations pour la fondation d’un véritable État palestinien, en 1993.

Or, depuis ces accords d’Oslo qui étaient de tous points de vue la promesse de la paix, Israël a continué la colonisation. Celle-ci a pris la forme d’un mouvement lent, inéluctable, supporté par la force implacable des tanks, des murs et barbelés. Aujourd’hui, le territoire palestinien de Cisjordanie est plus morcelé que jamais.

C’est là qu’est l’échec patent du Fatah, de l’OLP et de l’Autorité palestinienne – grosso modo synonymes jusqu’en 2006.

Sans cela, jamais le Hamas n’aurait réussi à se faire élire en 2006.

Cet a paru dans l'édition Février 2009 de l'Union Libre. Si vous souhaitez y réagir, nous vous invitons à écrire un article qu'il nous fera plaisir de publier. Alternativement, vous pouvez laisser un bref commentaire ci-dessous.

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