Ou, plus directement : pourquoi la guerre ? La faute du déclenchement des hostilités peut-elle être attribuée à un des deux camps ?

Reculons dans le temps, juin 2006. Après des mois de tirs de roquettes vers Israël et de frappes « ciblées  » en Palestine, un accord de trêve est conclu entre le Hamas et Israël. Pour le Hamas, c’est un moyen d’obtenir d’Israël la réouverture progressive des points de passage reliant la bande de Gaza à Israël et à l’Égypte; pour Israël, l’objectif est de garantir la paix à ses populations touchées par les tirs de roquettes. Mais la trêve, c’est la cessation des hostilités : pas le désarmement, au contraire.

Les quatre premiers mois de la trêve sont fructueux : 30 000 camions par mois entrent à Gaza, livrant toutes sortes de marchandises et améliorant ainsi les conditions de vie alors déplorables de ses habitants. Les tirs de roquettes cessent, sauf exception : quelques tirs sont l’oeuvre de mouvements de résistance qui défient le Hamas en attaquant Israël malgré tout. Ces tirs ne font pas de victimes, certains retombent même dans la bande de Gaza.

Le 4 novembre, un groupe de militants du Hamas creusent un tunnel près de la frontière israélienne. Selon un rapport du gouvernement israélien, leur objectif est de perpétrer un enlèvement. L’armée israélienne mène une frappe contre eux, faisant six morts. C’est la fin de la trêve.

C’est le début de la reprise des hostilités et du blocus de Gaza.

Cet a paru dans l'édition Février 2009 de l'Union Libre. Si vous souhaitez y réagir, nous vous invitons à écrire un article qu'il nous fera plaisir de publier. Alternativement, vous pouvez laisser un bref commentaire ci-dessous.

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