Retour sur la 23ème législature du Parlement étudiant du Québec

Du 2 au 6 janvier 2009, une centaine d’étudiants étaient réunis sur la colline de l’Assemblée nationale du Québec afin de participer à la simulation parlementaire la plus réaliste de la province. Les participants étaient séparés en deux caucus distincts : les Bleus (tendance sociale-démocrate) et les Rouges (de droite). Durant deux jours, un parti prit les rennes du pouvoir et l’autre les banquettes de l’opposition; l’inverse se passa les deux jours suivants.

Les députés passent 7 heures par jour en chambre à écouter des discours, ce qui peut être très lourd, surtout rendu à la quatrième journée. Le moment le plus intéressant de la joute parlementaire est sans contredit la période de questions, où les députés de l’opposition mitraillent les ministres du gouvernement. Ces questions ne sont pas dévoilées d’avance au parti au pouvoir et c’est ce qui rend le jeu intéressant. Ainsi, nous pouvons apprécier le véritable degré de préparation des ministres concernant leurs dossiers .

Bien sûr, l’opposition cherche à trouver des questions sur des sujets les plus pointus possible. Après avoir passé la journée en chambre, les députés retournent à l’hôtel pour participer aux commissions parlementaires. Celles-ci se terminent généralement vers 22h, mais certaines durent parfois jusqu’à minuit. Par la suite, les députés doivent écrire leurs discours pour le lendemain. Inutile de dire que les nuits sont courtes durant la simulation.

Un aspect qui ajoute au réalisme de la simulation est la présence de journalistes étudiants qui publient une édition de deux journaux différents chaque jour, et ce au grand plaisirs des députés qui peuvent s’occuper durant les longues périodes où ils siègent en chambre. L’actualité qui y est relatée concerne uniquement la simulation et les journalistes font de nombreuses entrevues avec les participants.

Les trois projets de loi qui furent soumis par les Rouges concernaient l’agriculture, les services publics de l’État et le système de santé. Le projet de loi sur les services publics, d’inspiration néolibérale, proposait entre autres la privatisation de la SAQ et d’Hydro-Québec de même que l’abolition de plusieurs organismes gouvernementaux tels que l’Agence de l’efficacité énergétique et l’Office Québec-Amériques pour la Jeunesse. Le projet de loi sur la santé instaurait un régime mixte public-privé.

Les Bleus proposèrent un projet de loi sur la réforme des municipalités, un autre sur la responsabilité sociale des entreprises et un projet très ambitieux sur la réforme des institutions démocratiques. Outre les projets de loi, chaque parti soumettait aussi un budget et un projet de livre.

Cet a paru dans l'édition Février 2009 de l'Union Libre. Si vous souhaitez y réagir, nous vous invitons à écrire un article qu'il nous fera plaisir de publier. Alternativement, vous pouvez laisser un bref commentaire ci-dessous.

Commentaires