La dernière élection législative en Israël aura été parsemée de hauts et de bas, menant aux résultats flous et encore incertains qu’on connait aujourd’hui. Après le départ d’Ehud Olmert, la candidate pressentie au poste de premier ministre, Tzipi Livni aura finalement terminé la course en deuxième position, juste derrière le chef du Likoud, Benjamin Netanyahu. La montée en flèche d’Avigdor Lieberman, chef du parti d’extrême droite, Israël Beitenou, aura par contre été la plus grande surprise au terme de ce scrutin, terminant la course en troisième position à la Knesset.

Par contre, plusieurs semaines après l’élection, la composition finale du gouvernement israélien est encore incertaine. Même si le premier ministre Netanyahu a conclu une entente dans le but de former une coalition avec le parti de Lieberman, il souhaite travailler encore quelques semaines avec les partis d’opposition dans le but de former un gouvernement le plus large possible. Il a notamment conclu une entente au cours des derniers jours pour inclure le parti travailliste d’Ehud Barak à son gouvernement, afin d’avoir une plus grande balance du pouvoir.

Il faut comprendre que le système électoral en Israël est très différent de celui du Canada. Le mode de scrutin est uniquement basé sur une division proportionnelle des votes entre tous les partis et candidats en liste. Il est donc très difficile, voir impossible, d’avoir au terme d’une élection générale, un gouvernement majoritaire. Le parti gagnant doit, le plus rapidement possible, faire certaines concessions et former un gouvernement de coalition qui saura répondre au mandat donné par la population. Les prochaines semaines seront donc cruciales en Israël et la composition finale du gouvernement devrait être connue assez rapidement.

Cet a paru dans l'édition Avril 2009 de l'Union Libre. Si vous souhaitez y réagir, nous vous invitons à écrire un article qu'il nous fera plaisir de publier. Alternativement, vous pouvez laisser un bref commentaire ci-dessous.

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