Le mouvement altermondialiste prend son essor en réaction au Forum Économique de Davos, où quelques personnages dominants de la sphère économique se rencontrent afin de décider du sort de la mondialisation. Les Forums sociaux ont alors été créés afin d’instaurer un espace public permettant un dialogue critique entre les mouvements citoyens qui militent pour une alternative à ce monde imposé. Vers des objectifs de partage, de solidarité et de justice sociale, différentes organisations choisissent d’organiser des forums à travers le monde, des forums locaux, régionaux et mondiaux. Le Forum Social des Amériques au Guatemala et le Forum Social Mondial à Bélem, au Brésil, avaient attiré des milliers de personnes. Deux délégations d’étudiants, sous la bannière d’Alter UQAM, s’y sont rendues dans l’espoir de partager leurs savoirs et d’y développer des réseaux d’échanges. Armés de nouveaux apprentissages et d’expériences enrichissantes, ils reviennent prêts à tout pour sensibiliser et conscientiser les gens aux dimensions sociales, culturelles et environnementales de la mondialisation et de la situation actuelle. Dans le cadre de leur projet, ils nous ont présenté, les 19 et 20 mars derniers, leur Forum Social UQAM. Conscients que le monde peut changer à partir d’initiatives locales ayant un impact direct sur les communautés, les organisateurs visaient la participation des étudiants, mais aussi de la société civile. Divers ateliers-conférences ont été présentés sur deux jours abordant des thèmes fondamentaux pour l’Amérique du Nord et le Québec. Parallèlement, une exposition photo et des postes d’écoutes d’entrevues radiophoniques réalisées à Bélem avaient été installés au Café Fractal, pavillon Sherbrooke. Le mandat de certains conférenciers était d’exposer certaines problématiques afin de conscientiser les auditeurs et d’ouvrir un débat sur l’avenir de ces situations. On a notamment pu sensibiliser des gens à l’exploitation minière et pétrolière par les transnationale canadienne, au conflit israélo-palestinien et à ses véritables enjeux, à la situation des peuples autochtones en Amérique, particulièrement à Kahnawake et au Mexique, ainsi qu’aux bilans de la crise systémique actuelle. D’autre part, d’autres ateliers-conférences présentaient des pistes de solutions et des alternatives. Équiterre, Équita et le mouvement Desjardins ont démontrés les bienfaits du commerce équitable, des fonds éthiques et des coopératives alors que le YMCA et le Centre éducatif communautaire René Goupil nous ont parlé des jeunes et de leur engagement communautaire, particulièrement dans le Sud. La semaine s’est clôturée avec une conférence des professeurs émérites Raphaël Canet et Dorval Brunelle accompagnés d’un des cofondateurs des Forums sociaux, M. Chico Whitaker. Les conférenciers s’intéressaient à la place de l’université dans les changements sociaux, à l’altermondialisme et à la recherche activiste. L’événement s’est déroulé parallèlement à la grève des professeurs de l’UQAM. Le syndicat et les organisateurs de l’évènement se sont entendus pour s’appuyer l’un et l’autre, alors que les valeurs prônées par les deux organisations étaient similaires. Malgré cela, il semble que la situation a empêché plusieurs personnes de se rendre aux pavillons de l’UQAM pour participer au Forum. Les étudiants sont pourtant ravis de l’événement qui a rassemblé des participants de la communauté uqamienne, mais aussi de l’extérieur, tous unis parce qu’un autre monde est possible…

Pour plus d’informations, visitez le www.unialter.wordpress.com.

Cet a paru dans l'édition Avril 2009 de l'Union Libre. Si vous souhaitez y réagir, nous vous invitons à écrire un article qu'il nous fera plaisir de publier. Alternativement, vous pouvez laisser un bref commentaire ci-dessous.

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