Futur décérébré

Idiocracy est une comédie satirique américaine de Mike Judge sortie aux États-Unis le 3 Septembre 2006. En plus du fait que le film n’a bénéficié que de très peu de publicité de la part de ses producteurs, il n’est sorti que dans 125 salles (habituellement une sortie de film classique se fait dans 2 000 à 3 000 salles)! On se demande d’ailleurs pourquoi… Probablement parce que sa thèse principale est : « The Future Is A No Brainer  » (Le futur est décérébré). En dépit du fait que la plupart des gens ne retiennent pas le vrai message et s’attardent à l’aspect comique du film, ce dernier est d’une grande pertinence. Il parodie la société américaine actuelle en montrant l’influence négative que provoquent les monopoles de compagnies américaines telles que Costco, Starbucks ou encore Gatorade, sur les connaissances générales et le niveau intellectuel des citoyens.

Le film se déroule au 26ième siècle, apogée de la dégradation intellectuelle et de l’abêtissement extrême où sombre la civilisation humaine. En mettant en parallèle le message du film avec la réalité dans laquelle nous vivons, force est de constater que l’esclavage dans lequel les médias et les grandes compagnies plongent les individus va exactement dans le sens du film. La majorité des individus ne se posent même plus de questions. Pourquoi regarder un programme télévisé et pas un autre ? Ou encore pourquoi acheter un produit et pas un autre?… Les médias et les grandes corporations dictent quoi regarder, quoi lire, quoi écouter, quoi acheter, comment vivre et donc comment penser. Cela est extrêmement dangereux. En effet, puisque ces entités n’ont pas intérêt à ce que la société se développe intellectuellement, ce qui la mènerait à une remise en question de ce qui lui est imposé et donc à une potentielle émancipation. Faisons donc quelque chose avant que Gatorade ne nous force à en arroser nos terres agricoles et qu’on oublie même que cela est peut-être la raison de l’infertilité de la terre et de la famine!

Cet a paru dans l'édition Octobre 2009 de l'Union Libre. Si vous souhaitez y réagir, nous vous invitons à écrire un article qu'il nous fera plaisir de publier. Alternativement, vous pouvez laisser un bref commentaire ci-dessous.

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