Halte au génocide!

Photo par Alexandre Claude

L’info a été confirmée hier, au grand dam de tous : les tasses du Café Aquin ne sont pas en sécurité. Des génocidaires sadiques s’emploieraient à les déporter de leur habitat naturel, et ce, dans la plus totale impunité.

« J’en ai retrouvé une au fond d’un sac de vidanges  », se plaint cette jeune femme, travailleuse et étudiante à temps partiel. Son air désolé révèle l’ampleur du drame : c’est l’essence même de cette coopérative qui s’effrite.

« Les tasses font partie de la personnalité du Café  », nous révèle cet homme, plus vieux, qui paraît avoir fait sa vie sur le deuxième étage du Aquin. « Sans elles, le Café perd de sa saveur  ».

Malgré plusieurs appels à l’aide ou à la responsabilité, le génocide des tasses se poursuit inlassablement. Fléau de Dieu, signe des temps ? Cette habituée – une professeure de plus de soixante ans – ne le croit pas. « Je ne peux pas croire que dans un milieu aussi conscientisé, aussi plongé dans les débats sur l’avenir de la société, on ne soit pas capable de résoudre un simple problème de gaspillage  »! Les tasses, en effet, sont mises à disposition des usagers pour éviter de générer des déchets avec des verres en carton. Mais à quoi cela sert-il si la population de tasse est exterminée et doit constamment être renouvelée ?

« C’est un non-sens!  » crie cette tasse; cette phrase a été spécialement peinte pour l’occasion. Dans toute cette affaire, les moyens de contrôle sont malheureusement restreints : la création d’une Cour Pénale Inter-locale est même envisagée par certains. À quand la mise aux fers des génocidaires?

Cet a paru dans l'édition Novembre 2009 de l'Union Libre. Si vous souhaitez y réagir, nous vous invitons à écrire un article qu'il nous fera plaisir de publier. Alternativement, vous pouvez laisser un bref commentaire ci-dessous.

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