Ce matin encore il fait nuit

Je me suis encore, de mes rêves, mal nourri

Et je me lève d’une tranquillité traîtresse pour pleurer un jeune révolté que l’on vient de tuer,

Lieu de l’impardonnable : appartement du courage, Rue de la Colère, voilà c’est fait…

L’appel sanglant du Pouvoir

Rassemblant ses légions sataniques sous sa force noire

Sombre, fratricide et implacable.

Je regrette l’âme de cet ingénu et l’esprit de cette cyber-fable

Le dilemme du révolté épouse l’hésitation du Contestataire

Stupide dissident qu’il fait,

de son sang le Mal nourrira la Terre,

et fera pleurer le ciel de ses méfaits.

La Fatalité guette, au loin,

La révolte est le cri de l’amour vrai, c’est du moins

ce qu’il me fut donné d’entendre quand sonna le glas de l’inertie originelle.

Superbe compagnon de notre révolte, je pleure ton antique joie sur la tombe enfantine de ton sourire vermeil.

Que de rage dans ton âme,

N’oublie pas de hurler à la lune la gloire de ta plume et de ta flamme,

qui autrefois sublimait ta candeur et intimidait leurs lames,

reflet du visage de l’ennemi hideux et infâme.

Mère Révolte réclame ses enfants,

les nomme un à un, crient en chœur un chant,

Clamant à l’Éternel l’ultime pardon avant la guerre finale

Allant au devant d’une mort certaine pour haïr l’Animal.

Cet a paru dans l'édition Novembre 2009 de l'Union Libre. Si vous souhaitez y réagir, nous vous invitons à écrire un article qu'il nous fera plaisir de publier. Alternativement, vous pouvez laisser un bref commentaire ci-dessous.

Commentaires