Je m’étais dis que j’allais écrire un papier. Me voilà en train d’en écrire un. On ne me reprochera tout de même pas de ne pas tenir parole; chose promise, chose dûe. D’ailleurs, pour satisfaire aux exigences de l’orientation du journal, je vais m’obliger à écrire un texte à saveur politique et/ou juridique.

Prenons l’actualité. La chute du mur de Berlin. Au grand bénéfice du capitalisme et du monde libre qui urgeait à l’ouest. En arrière-plan, un corollaire obligé ; Nicolas Sarkozy qui se fourvoie dans une misérable tentative de se faire du capital politique sur le compte de l’histoire. Remarquez, ce n’est pas la première fois qu’un politicien tente de mousser son image de la sorte. Certains se laissent même aller au révisionnisme. Le triste spectacle des cérémonies du 400ème en est un exemple effarant.

Et que dire des palinodies de l’ADQ ? Il y a de cela un certain moment, j’aurais été content de la voir péricliter jusqu’à l’implosion totale. Mais plus aujourd’hui ; elle constituait maintenant un rempart aux débordements d’une certaine frange de la population qui ressentait des frustrations à l’égard de ‘’l’establishment’’ et de la politique en général. Tenez par exemple ces militants improvisés d’un jour qui se sont mobilisés pour scander des propos tels que ‘’Liberté, je crie ton nom !’’ lorsque Jeff Fillion s’est fait retirer sa tribune de CHOI-FM. Attendez, liberté, vous dites ?

Sur la scène fédérale, on s’emploie à faire de la micro-gestion électorale. Aux dernières élections partielles tenues dans Rivière-du-Loup, le comté, occupé par le Bloc Québécois depuis 16 ans, est passé aux mains des conservateurs. Mille remerciements au sénateur Jacques Demers pour avoir rappelé à ses concitoyens l’importance d’exercer son devoir civique en démocratie.

Élections municipales

L’automne a ce charme particulier d’amener une brise rafraîchissante mais pas encore tout à fait désagréablement mordante. Les feuilles dansent aux cimes des arbres en exhibant des couleurs exotiques : rouge, orange, vert, jaune. Elles finissent par tomber, et on se plaît à les écrabouiller pour les entendre craquer. Et puis euh… les élections municipales, dans tout ça ? Elles étaient incolores, à l’image du cuir-chevelu de Gérald Tremblay. On aurait aimé les écrabouiller et les entendre craquer aussi, mais il n’y a que dans l’imaginaire que ce soit possible.

Cet a paru dans l'édition Novembre 2009 de l'Union Libre. Si vous souhaitez y réagir, nous vous invitons à écrire un article qu'il nous fera plaisir de publier. Alternativement, vous pouvez laisser un bref commentaire ci-dessous.

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