Entraide estudiantine internationale

Des étudiants offrent de l’aide à leurs pairs et amassent des fonds destinés à des projets de coopération en Amérique latine. Petite histoire d’un cercle vertueux.

Students Offering Support (SOS) est une organisation mise sur pied par des étudiants, pour des étudiants. Elle est présente dans quinze universités au pays et rassemble plus de cinq cents membres. Ceux-ci organisent des ateliers de révision dans différentes matières, à l’occasion des examens de milieu et de fin de session. Des dons de 20$ sont demandés aux participants; les sommes amassées sont ensuite utilisées dans des projets éducatifs chez des communautés en Amérique latine. Des étudiants sont appelés à se rendre, habituellement durant l’été, chez les communautés en question, où ils ont la chance de prendre part à la mise sur pied du projet. Depuis sa fondation, SOS a tenu des ateliers de révision auprès de cinq mille étudiants et est parvenu à amasser 340 000$.

Fondé et dirigé par Greg Overholt, de l’University Wilfrid Laurier (Waterloo, Ontario), SOS n’était au départ qu’une façon de faire en sorte que des étudiants qui, déjà, collaboraient ensemble, puissent générer des fonds de manière durable. « Je ne voulais pas vendre des muffins, ou des abonnements à des magazines, bêtement assis à un kiosque à quémander des dons. Je voulais développer un modèle d’affaires qui pourrait faire davantage que simplement générer de l’argent  », pointe Overholt. « SOS nous permet, en tant qu’étudiants, d’aider d’autres étudiants à accéder à une éducation de qualité, tout en aidant nos pairs à se préparer aux examens. C’est une expérience complète, où tour à tour, on gère une organisation, on apprend sur le développement durable, on met sur pied un projet et enfin, on le concrétise à la fin de l’année  ».

SOS établit des partenariats avec des ONG en Amérique latine; les projets sont planifiés conjointement par les deux organisations, de manière à s’assurer qu’ils sont durables et que l’argent est utilisé à bon escient. Jusqu’à maintenant, SOS a complété neuf projets différents : construction d’écoles, de salles à manger et de centres communautaires, mais aussi des aménagements hydriques. Tous les projets ont été réalisés par des étudiants, en partenariat avec les organisations locales – qui possèdent généralement les connaissances des méthodes de construction… Depuis l’automne 2009, cinq groupes SOS supplémentaires ont été mis sur pied. Les fonds amassés par les quinze groupes durant la dernière session seulement totalisent 100 000$, et les prévisions d’ici la fin de l’année scolaire laissent prévoir qu’entre 200 000 et 220 000$ seront amassés. Dix différents projets sont prévus cet été, chacun comprenant son lot de volontaires.

« Nous sommes toujours à l’affût de superstars qui répandront le projet dans leur milieu  », ajoute Greg. « Nous offrons la possibilité aux étudiants de faire une différence. Nous avons vu des étudiants créer une équipe qui, en l’espace d’une session, était parvenue à amasser 7 000$ pour une école au Nicaragua. C’est fantastique de travailler avec de tels étudiants; je peux les aider à développer leurs habiletés de leader, qui leur permettent ensuite de stimuler les gens autour d’eux  ».

Cet article n’est pas un article. C’est une info-pub. Car Greg y tient : « L’UQAM n’a toujours pas de groupe SOS. Qui est intéressé à en mettre un sur pied ?  »

Leur site web : www.studentsofferingsupport.ca.

Et pour contacter Greg, qui n’attend que cela : goverholt@studentsofferingsupport.ca

Cet a paru dans l'édition Février 2010 de l'Union Libre. Si vous souhaitez y réagir, nous vous invitons à écrire un article qu'il nous fera plaisir de publier. Alternativement, vous pouvez laisser un bref commentaire ci-dessous.

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