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Sur l’importance de l’homéostasie de l’écosystème militant


Homéostasie : Processus de régulation par lequel l'organisme maintient les différentes constantes du milieu intérieur (ensemble des liquides de l'organisme) entre les limites des valeurs normales.


Le milieu militant de Montréal peut, en un sens, être approché comme un écosystème distinct. Entre la création et la dissolution de différents groupes, organisations, réseaux et mouvements, nous pouvons y observer une certaine homéostasie, c’est-à-dire une régulation qui s’opère par elle-même et qui permet à l’écosystème de se maintenir en vie. Ce processus est essentiel au renouveau militant, à la fois des mouvements eux-mêmes, mais également des individus qui les constituent. Certain-e-s personnes y resteront plus ou moins longtemps, ou s’y impliqueront périodiquement à différents degrés, mais tous-tes finiront éventuellement par tirer leur révérence, ou du moins par se reléguer elleux-mêmes au second plan.


Cependant, nous observons parfois au sein de cet écosystème un phénomène qui menace le processus homéostatique : certaines organisations, par volonté de s’établir ou simplement par projet d’ambition, tenteront de s’imposer comme prenant une place prépondérante à l’intérieur de l’écosystème. Ce phénomène les emmène à investir une grande quantité de luttes simultanément : elles seront de toutes les luttes et de toutes les actions. Ce faisant, elles courent non seulement le risque de perdre de vue leur fonction, c’est-à-dire leur rôle à l’intérieur de l’écosystème militant, mais elles peuvent également susciter des conflits avec d’autres organisations.


Loin de nous l’idée de sonner paternaliste; nous constatons cependant que les guerres de factions au sein de l’écosystème militant, souvent créées par l’idée légèrement chauviniste que le groupe auquel un individu appartient constitue la seule bonne option pour atteindre nos objectifs, sape l’énergie militante qui serait plus pertinente à être consacrée à l’aide mutuelle et l’entraide. Évidemment, notre ligne ne se résume pas à « tout le monde de la gauche devrait faire kumbaya et se tenir la main ». Parfois, tenir une posture d’opposition face aux autres est la seule façon de générer des discussions et des remises en question bénéfiques à l’entièreté des mouvements. Cependant, la ligne est mince entre la critique constructive et bienveillante et la critique mordante qui se voudrait polémiste. Et personne n’a jamais procédé à une remise en question à la suite d’une insulte.


Nous conclurons ce texte en tentant de souligner l’importance pour les milieux militants d’investir différents domaines d’activités et d’accepter qu’aucun regroupement ne pourra tout couvrir. Et cela ne devrait d’ailleurs pas être le cas. L’hégémonie ne doit pas être un idéal vers lequel nous tendons. Certain-e-s choisiront de faire de l’aide mutuelle, de la propagande, de l’éducation populaire, des actions directes ou des activités culturelles. Cet équilibre est essentiel si nous souhaitons rejoindre un public large, mais aussi si nous voulons aussi, comme nous prétendons si souvent, améliorer les conditions de toustes.

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